Une soixantaine de porcs malades saisis et abattus par la brigade de contrôle du MINEPIA/Ouest.

Ces porcs malades ont été abattus, incinérés et enterrés à quelques encablures du pont du Noun.

Depuis que la peste porcine a refait intrusion dans la région de l’Ouest, ce sont un peu plus de quinze mille porcs qui ont été abattus et incinérés par les soins de la Délégation Régionale du MINEPIA/Ouest. L’objectif visé par ces actes est de limiter la propension de la peste et de la rougeole porcines qui actuellement sèment la désolation dans le milieu des éleveurs et des producteurs de porcs de l’Ouest. Selon les responsables des structures déconcentrées de ce ministère, l’abattage des porcs n’est qu’une solution parmi tant d’autres permettant de lutter contre l’expansion de la maladie.


DSC05215.jpgCes porcs malades ont été abattus, incinérés et enterrés à quelques encablures du pont du Noun.


Depuis que la peste porcine a refait intrusion dans la région de l’Ouest, ce sont un peu plus de quinze mille porcs qui ont été abattus et incinérés par les soins de la Délégation Régionale du MINEPIA/Ouest. L’objectif visé par ces actes est de limiter la propension de la peste et de la rougeole porcines qui actuellement sèment la désolation dans le milieu des éleveurs et des producteurs de porcs de l’Ouest. Selon les responsables des structures déconcentrées de ce ministère, l’abattage des porcs n’est qu’une solution parmi tant d’autres permettant de lutter contre l’expansion de la maladie. Plus précisément, l’abattage des porcs se trouve être l’ultime solution et ne concerne que les bêtes visiblement en contact avec le virus. Selon les responsables du MINEPIA, la méthode première de lutte contre cette épidémie consiste en la prévention.

DSC05207.jpgDe ce point de vue un ensemble de dispositions préventives sont conseillées aux producteurs de porc et consiste pour l’essentiel en des règles d’hygiène à observer scrupuleusement.
Cependant, depuis que la maladie est présente et en dépit des dispositions prises par le Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales non seulement pour protéger les consommateurs mais aussi limiter autant que faire se peut, les pertes chez les éleveurs et producteurs de porcs, l’esprit de cupidité qui semble prédominer chez ces derniers, les pousse à contourner toutes ces mesures et à mettre à la disposition des consommateurs de la viande de porc impropre à la consommation. Heureusement, grâce à la vigilance des brigades de contrôle disséminées un peu partout sur le terrain, de nombreux contrevenants et autres cupides qui ne se soucient pas du tout de la santé et des droits des consommateurs, sont tombés dans la nasse des agents de ces brigades.

Le 19 juillet dernier, se sont justement une soixantaine de porcs en provenance d’un marché de Koutaba dans le département du Noun qui ont été saisis par les agents de la brigade mobile de contrôle de la Délégation Régionale du MINEPIA /Ouest, alors installée non loin du pont du Noun. Un camion de marque Renault et de couleur blanche immatriculé LT 6386 R transportant ces bêtes pour la plupart malades et donc certaines déjà mortes, a essayé vainement d’échapper au contrôle de routine. Le conducteur et sa cargaison ont été rattrapés par les agents de la brigade routière de gendarmerie, alertés par les agents du MINEPIA. C’est donc sur belle escorte que ce dernier a été reconduit mano militari sur les lieux du crime. Les bêtes qui n’ont quant à elles subi aucun contrôle vétérinaire, ont été abattues puis incinérées à la chaux vive avant d’être enterrées dans une grande fosse située non loin du pont du Noun.

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Selon le procureur de la république auprès du tribunal de Bafoussam, le conducteur dudit camion est passible d’une peine de huit ans de prison ferme assortie de circonstances aggravantes pour le délit de fuite enregistré. Une peine que l’on pourrait juger minable au regard des dégâts que ces porcs auraient pu provoquer au sein de la population si d’aventure elles avaient échappé au contrôle des agents du MINEPIA/Ouest. Dès lors il s’avère important de faire savoir à tous les consommateurs qui raffolent de cette viande blanche que la peste est réelle et présente des risques de contamination pour l’homme si elle n’est pas bien cuite. Il ne faut surtout pas se laisser séduire par le prix très flatteur du kilogramme qui à l’heure actuelle est passé de 2500 à 500 francs CFA dans la région de l’Ouest ni par l’aspect plus qu’alléchant que peut présenter cette chair (même contaminée) une fois passée à la braise ou dans une marmite avec un assaisonnement de cordon bleu. Il serait donc prudent de redoubler de vigilance et si possible s’abstenir de consommer viande de porc jusqu’à ce que les autorités compétentes en la matière déclarent l’épidémie complètement maitrisée.

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