Rita SAMBA KONGNE, Animatrice PJCC Hauts-plateaux

Rita SAMBA KONGNE


Vous venez de clôturer dans le Koung-khi la campagne rentrée scolaire sans effectifs pléthoriques. Pouvons-nous savoir comment elle s’est déroulée sur le terrain ?

Pendant tout le mois de septembre, nous avons organisé dans le département du koung-khi la campagne rentrée scolaire sans effectifs pléthoriques. Mais cette campagne ne fut pas pour nous une chose aisée. Rencontrer un chef d’établissement était un vrai parcours du combattant. Non seulement les responsables que nous voulions rencontrer étaient pris par les réunions, mais aussi il fallait bien négocier pour obtenir les contacts téléphoniques des responsables nouvellement affectés dans le département. Une fois les rendez-vous négociés, il fallait encore faire montre de beaucoup de patience pour être reçu. Au regard des contraintes temporelles qui étaient les nôtres, la durée de l’attente était parfois très frustrante.

Sur combien d’établissements a porté votre enquête et quels sont les principaux acteurs que vous avez rencontrés ?

Notre enquête a porté sur cinq établissements scolaires ayant des Clubs d’Education Civique et d’Intégration Nationale qui bénéficient de l’encadrement et de l’accompagnement de Zenü Network. Ces établissements scolaires sont le Lycée de Bandjoun, le Lycée Technique de Bandjoun, le Lycée Technique de Djebem, le Lycée Bilingue de Yom 3 et le Collège technique St Joseph Calasanz. Pour la conduite de notre enquête, nous avions un guide avec des questions spécifiques adressées aux chefs d’établissement, aux parents d’élèves et aux élèves eux-mêmes. Toutes les questions posées à ces différents acteurs sur le terrain concouraient à vérifier que les instructions ministérielles relatives à l’année scolaire 2016-2017 sont respectées et appliquées sur le terrain. Les questions posées nous permettaient de vérifier que les listes provisoires étaient affichées devant chaque salle de classe, que les effectifs sont respectés, que les recrutements et les inscriptions n’ont pas eu lieu avant la date arrêtée par le ministre, le nombre de places disponibles et par classe était publié ou encore que des frais autres que les frais exigibles n’étaient pas demandé aux parents d’élèves.

Avez-vous toujours été bien accueillis dans les établissements scolaires et pour quoi d’après-vous ?

S’introduire au sein d’un établissement scolaire surtout en période de rentrée scolaire et poser dans le même temps des questions qui pour beaucoup relèvent de l’indiscrétion, poussait certains responsables à la méfiance. Certains ont souvent pensé que nous venions de la part de la CONAC et c’est fort logiquement qu’ils redoutaient des représailles après notre passage. Il était dans ces conditions de notre devoir de les mettre en confiance pour obtenir d’eux les informations que nous désirions. Donc de façon générale, nous avons été bien reçus car toutes les informations que nous désirions étaient finalement toujours mises à notre disposition. Quand l’information n’était pas disponible, on nous invitait à repasser plus tard, le temps de la rechercher.

En dehors de la qualité de l’accueil, à quels autres types de difficultés avez-vous été confrontés ?

Notre enquête se déroule au mois de septembre alors même que les inscriptions sont encore en cours. Ce faisant certaines informations sont difficiles à vérifier. Il s’agit par exemple du nombre d’élève par classe et finalement l’effectif total de l’établissement.

Avez-vous pendant votre enquête, noté des faits saillants qui vont à l’encontre des instructions ministérielles ?

Oui ce que nous avons constaté et qui mérite d’être relevé ici c’est que la plupart des établissements avaient leurs listes provisoires affichées sur les babillards plutôt que devant chaque salle de classe comme recommandé par les textes du ministre. Nous devons ajouter à ceci le non respect des effectifs décidés par la circulaire du ministre.

Ces faits relèvent-ils d’un dysfonctionnement ou de la volonté des responsables de contourner ou de ne pas respecter les instructions ministérielles ?

Pour ce qui concerne le non respect des effectifs décidés par le ministre, les responsables des établissements se sont justifiés en expliquant pour la plupart que, les textes du ministre sont venus alors que les conseils de classe avaient siégé et admis ces élèves dans les différentes classes. Il faut aussi ajouter que les instructions ministérielles ne coïncident pas toujours avec les réalités de terrain de certains établissements scolaires.

Avez-vous au regard de votre expérience de terrain quelques observations à formuler en vue d’amener les chefs d’établissements à respecter scrupuleusement les instructions ministérielles relatives à la rentrée scolaire ?

Nous avons juste une doléance à formuler et qui consiste à inviter le ministre des enseignements secondaires à publier à temps les décisions relatives à la rentrée scolaire, question d’éviter aux chefs d’établissements de se retrouver dans des situations désagréables comme celles que nous venons de mentionner.

Entretien conduit par Dexter Nana
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