MINHDU : Les efforts récompensés d’un acteur de la décentralisation

La promotion de Célestine KETCHA COURTES, maire de la commune de Bangangté au poste de Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, est une juste récompense pour cette dame qui a fait ses preuves dans le domaine de la gouvernance locale.
A la faveur de la formation du tout premier gouvernement du septennat des grandes opportunités du 04 janvier dernier, Célestine KETCHA COURTES, la très dynamique maire de la commune de Bangangté, a bénéficié de la confiance du président de la république qui lui a fait l’honneur de lui confier les rênes du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain. C’est vrai que depuis quelques mois déjà et bien avant la tenue du scrutin présidentiel officiellement remporté par le président, Célestine Ketcha Courtes qui a toujours affirmé son soutien inconditionnel au président de la république et qui a d’ailleurs fortement mouillé le maillot pour lui assurer la victoire dans la ville de Bangangté, avait laissé entrevoir ses velléités ministérielles. Son proche entourage qui se réjouissait bien de la voir entrer au gouvernement, en récompense des services rendus au régime et au parti politique auquel elle appartient, affirmait qu’elle ne faisait plus mystère ni ne ménageait aucun effort dans sa volonté de devenir ministre de la république.
Mais tout compte fait et qu’importent les secrets du pouvoir discrétionnaire de l’autorité qui a choisi de placer sa confiance en cette dame, dont personne ne saurait sérieusement lui contester sa forte personnalité et son engagement pour les causes sociales, la promotion de Célestine Ketcha Courtes au MINHDU, doit avant tout être perçu comme une juste récompense faite un acteur de la gouvernance locale dont les actes parlent pour lui. En effet, Célestine Ketcha Courtes, bien connue des acteurs de la société civile et tout particulièrement par Zenü Network, fait partie des tout premiers responsables communaux qui, dès les premières heures de la politique de décentralisation au Cameroun, ont compris la nécessité de faire entourer et accompagner en vue de s’approprier tous les rudiments et le cadre réglementaire de la politique de décentralisation et de gouvernance locale en vue du bien être de ses administrés. Cette philosophie d’ouverture et de collaboration avec la société civile lui a permis très rapidement de se distinguer et de prendre de l’avance sur ses autres homologues élus locaux. Elle lui a permis surtout de comprendre et de savoir comment monter des projets de développement fiables, de signer des conventions de partenariat avec les structures de développement nationaux ou étrangers. Et quand on y ajoute son dynamisme personnel et son carnet d’adresse fort éloquent, on ne s’étonne plus de savoir qu’elle a été souvent citée comme un exemple de réussite en matière de gouvernance locale.
Malheureusement, cette promotion de la maire de la commune de Bangangté a comme un goût d’inachevé. Certaines mauvaises langues dans son département, celles qui lui prédisaient un échec cuisant aux prochaines élections municipales, voient en cette promotion une échappatoire. Selon eux, le président de la république a sauvé madame le maire d’une belle humiliation. Car il faut le dire, depuis le contentieux de la panthère du Ndé, comme de son inimitié avec le Président du Sénat Marcel Niat Djifendi, la côte de popularité de madame COURTES avait pris un sérieux coup.
En plus le fait pour elle d’avoir remplacé poste pour poste Jean Claude MBWENTCHOU, fait également grincer des dents dans le département du Ndé, et pas seulement parmi les partisans de Jean Claude MBWENTCHOU.
Pour qui connaît la trop grande proximité et le dévouement de Jean Claude MBWENTCHOU à la personne de Marcel NJIAT, le président du Sénat, comparés à la relation de je t’aime moi non plus qui existe entre Célestine KETCHA COURTES et le Président du Sénat, on comprend pourquoi les partisans de Jean Claude MBWENTCHOU à tort ou raison soupçonnent madame le maire d’avoir manœuvré pour prendre la place de son prédécesseur au poste. Pour mémoire, le procès qu’on veut faire à la nouvelle ministre de l’Habitat et du développement urbain, semble en tous points au remake du procès qui avait été fait en son temps à Jean Claude MBWENTCHOU. Il y a sept ans, lui aussi avait remplacé poste pour poste le ministre Clobert TCHATAT. Jean Claude MBWENTCHOU qu’on connaissait dans le Ndé comme étant le plus grand allié politique de Clobert TCHATAT, lui qui se présentait partout comme le fils de ce dernier, avait été accusé de parricide et de trahison. Il avait alors trainé derrière lui sa promotion à ce poste ministériel comme un boulet. La suspicion était si grande que Jean Claude MBWENTCHOU était obligé de se justifier pour s’en défendre contre l’accusation d’avoir manœuvré pour remplacer poste pour poste Clobert TCHATAT au Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain.

Dexter NANA

0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

NOUS CONTACTER

Merci d'utiliser le formulaire ci-dessous pour nous contacter.

En cours d’envoi

©2019 Zenu Network | Zenu.org

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?