ALERTE : Recrudescence de la consommation des drogues et grossesses en milieu scolaire

                                                         

 

 A la faveur de la onzaine de la jeunesse, il a été organisé des conférences pour sensibiliser les jeunes sur ces deux fléaux qui gangrènent les établissements scolaires.

Elles sont de plus en plus nombreuses ces jeunes demoiselles, obligées de suspendre leur scolarité du fait d’une grossesse non désirée intervenue au cours de l’année scolaire. Et pour cause dans nombre de nos lycées et collèges, les jeunes se livrent de plus en plus à une intense activité sexuelle elle aussi consécutive à une trop grande consommation des drogues et autres stupéfiants.  Les encablures de  nombreux  établissements scolaires et malgré les dispositions sécuritaires prises par les responsables, sont malheureusement infectées par des individus qui facilitent la diffusion et la consommation des drogues en leur sein. Dans de nombreux cas, tous ces élèves consomment des drogues qui aiguisent leur libido et les poussent à se laisser aller très facilement aux relations sexuelles et malheureusement souvent  sans la moindre protection.

Même si la consommation des drogues et autres stupéfiants, ne suffit pas pour expliquer le fort taux de grossesses que l’on peut aujourd’hui observer au sein des établissements scolaires, on ne peut non plus s’empêcher de tracer le parallèle entre les deux phénomènes qui désormais gangrènent le système éducatif camerounais. Il a été donné de constater que dans tous les établissements scolaires où le taux de grossesses  des jeunes filles est très élevé, il existe toujours et malheureusement un certain trafic ou réseau de drogues  au sein desdits établissements scolaires.

A titre d’exemple, au lycée de Bafou dans le département de la Ménoua, il a été dénombré en ce début de deuxième trimestre plus de 20 cas de  jeunes filles victimes de grossesses non désirées. Dans le même temps, le superviseur du Club d’Education Civique et d’Intégration Nationale(CECIN) de cet établissement, a découvert et dénoncé l’existence d’un vaste réseau de trafic des drogues et stupéfiants au sein du lycée. Il a d’ailleurs reçu des menaces pour avoir dénoncé ce trafic. Dans le département du Haut-Nkam, le lycée de Baboaté n’est pas du reste. Pour une population de moins de 310 élèves, il a été dénombré là aussi  plus de 10 cas de grossesses. Et là encore, il été découvert que dans les encablures de cet établissement scolaire, existent des personnes qui diffusent et font consommer les drogues par les élèves. Dans le cas précis de cet établissement, les jeunes élèves qui ont été pris en flagrant délit de consommation des drogues, ont été sévèrement bastonnés par le comité de vigilance du village, qui a ensuite porté l’affaire à la connaissance des responsables de ce lycée.

C’est pour cette raison que dans ce lycée de Baboaté tout particulièrement, où les responsables prennent très au sérieux le rapport consommation des drogues et grossesses non désirées, la semaine de la jeunesse avec ses multiples activités post et périscolaires, a été propice à une vaste campagne de sensibilisation des jeunes. A cette occasion, des conférences ont été organisées à leur intention, en vue les sensibiliser davantage sur les dangers liés à la consommation des drogues et les incidences négatives des grossesses précoces sur la vie et l’éducation de la jeune fille, souvent obligée d’abandonner l’école pour poursuivre sa maternité à domicile.

Dexter NANA

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