Renforcements des capacités : Les OSC du Cameroun à l’école des medias sociaux

Il s’est agi pour les organisateurs de cet atelier de   doter les participants des connaissances nécessaires à une communication facile et efficace via les medias sociaux.

Le site du Centre d’Animation, de Formation, de Recherche et d’Appui au Développement (CAFRAD) de Douala Bonabéri a servi de cadre à un atelier de renforcement de capacités des acteurs de la société civile en matière de communication via les medias sociaux. Organisé par Pain Pour le Monde, le principal partenaire financier de nombreuses organisations de la société civile au Cameroun au rang desquelles Zenü Network, ce séminaire était ouvert à une trentaine d’hommes et de femmes  responsables des organisations de la société civile  ou chargés de communication venus des quatre coins du Cameroun.

Quatre jours durant, les organisateurs de cet atelier se sont attelés à familiariser les participants avec les medias sociaux. Pour cela, le concept de media social a été passé au peigne fin et en cela il a été question pour les uns et les autres non point de focaliser exclusivement sur les aspects positifs des medias sociaux, mais aussi et surtout d’attirer l’attention sur les différents dérapages et aspects négatifs liés à la communication via les medias sociaux. Plus simplement cet atelier se donnait pour objectif, d’améliorer les connaissances des participants sur l’utilisation responsables des medias sociaux d’une part et d’autre part, leur permettre de prendre des décisions éclairées au sein de leurs organisations sur l’adéquation des outils présentés en vue d’une communication effective.

 

Pour s’assurer de l’atteinte de leurs objectifs et donc de rendre les différents modules de formation à la fois attrayant et captivant pour les participants qui finalement n’ont pas vu le temps passer, les organisateurs ont pensé les travaux  en deux phases dont l’une théorique et l’autre pratique. Dans sa phase théorique, il a été question pour les facilitateurs de définir les medias sociaux et d’en énumérer différentes formes en mettant l’accent sur ceux les plus usuels au Cameroun et surtout d’attirer l’attention sur les forces et les faiblesses des medias sociaux. Ceci explique sans doute pourquoi les participants ont eu droit à un exposé sur la prévention des discours haineux et communication en temps de crise. Et de l’avis de tous les participants un tel exposé était plutôt la bienvenue, car aujourd’hui, les discours haineux sont de plus en plus présents sur Facebook, le principal media social usité par les Camerounais. Les organisations de la société civile, parce qu’elles  travaillent en vue de la paix et de la cohésion sociales, se doivent donc, de traquer lesdits discours, les identifier, les expliquer et se donner les moyens de les combattre afin qu’ils ne se répandent pas au sein de l’opinion.

Dans sa phase pratique, l’atelier a consisté pour les organisateurs à donner aux participants de comprendre la dimension technique et pratique des medias sociaux, de savoir user de certaines applications ou programmes dont la maîtrise leur faciliterait la tâche dans le cadre d’un partage d’informations ou de communication en réseaux, de communiquer effectivement et d’atteindre efficacement leurs cibles. Ainsi les différents participants sont repartis au terme de cette phase pratique qui somme toute était la plus dense et la plus riche, contents de savoir désormais qu’il existe des applications permettant de détecter les fausses images ou les vidéos intentionnellement modifiées en vue de manipuler l’opinion.  Ce sont à titre d’exemple TinEye, FotoForensis, Pipl.Com, WebMii, Geofeedia, pour ne citer que celles-ci. Les participants ont également été instruits sur l’usage pratique de facebook, comment créer des pages et des groupes sur facebook ou sur WhatsApp, créer des sites web, mettre des articles en ligne, créer une télévision sur youtube, sauvegarder des documents en ligne grâce à Google Drive, réaliser des envois de masse grâce à Mailchimp etc.

 

Au delà de tous les enseignements reçus tous ces quatre jours durant, les participants sont repartis désormais instruits qu’il ne faut jamais rien partager sur les medias sociaux avant d’avoir vérifié la véracité de l’information, et mieux encore sur les medias sociaux, il faut  écrire peu et laisser davantage parler les images car une image vaut mille mots selon l’adage. Et comme pour chaque atelier dont les contenus des modules se montrent captivants et efficaces pour les participants, ces derniers au moment de séparer ont remercié Pain Pour le Monde de leur avoir offert cette opportunité de partage et souhaité que l’expérience soit renouvelée avec encore plus de temps accordé à la pratique.

Dexter NANA à Douala

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