Echo Citoyen : Autopsie de la corruption en milieu scolaire

Des jeunes scolaires au symposium de Ouest Echos.JPG

Le mot de l’éditeur: Exprimez-vous!

L’adage est connu. Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés, ils sont des esclaves. Cet adage nous le faisons notre. Avec cette autre conviction que le citoyen éclairé doit avoir son opinion sur les affaires de la cité et l’exprimer. Oui citoyen, tu dois avoir une opinion et cette opinion compte!
Nous nous proposons d’en faire l’écho.

Bonne lecture.

Flaubert Djateng
Coordonnateur
Zenü Network

La corruption dans le secteur de l’éducation a plusieurs visages ; certains aspects sont si subtils qu’il faut mettre de véritables loupes pour percevoir. On commencera par les recrutements dans les établissements publics.

  1. Payer pour avoir une place au lycée ou à l’école primaire gratuite : lors de l’entrée en 6e, le chef laisse des places vacantes pour les vendre aux candidats qui n’ont pas réussi. Le taux se calcule sur la pension dans un collège privé majoré par « deux ou trois années pendant lesquelles l’enfant ne paiera pas de pension ».
  2. Le chef d’établissement fait recours à un démarcheur (souvent sans aucune attache à l’école) qui collecte les « cas » et l’argent auprès des parents. Il prélève au passage des « commissions », sans toucher le « magot » du chef qui à la fin, peut le « lancer »(le dépanner pour service rendu)
  3. Les administrations (délégations, sous-préfectures, régions) ouvrent des listes et enregistrent des « cas » ; les responsables de ces structures perçoivent l’argent mais les listes sont transmises sous pli officiel au chef d’établissement qui les reçoit comme des instructions de la « hiérarchie ».
  4. Le chef traditionnel envoie des longues listes au chef d’établissement en lui rappelant ses nombreux enfants ne peuvent aller nulle part ailleurs, parce que c’est l’uni-que établissement secondaire du village.
  5. Les professeurs perçoivent de l’argent des parents et présentent les dossiers de recrutement au chef d’établissement comme leurs propres « cas ».
  6. Le personnel d’appui recrute des « cas clandestins » contre de l’argent, les infiltre dans les listes ou et les met directement en classe ; lors des contrôles de routine, les auteurs de ce forfait demandent à ces élèves de sortir ou de ne pas venir en classe.
  7. Dans le privé, on déclare des effectifs à la baisse pour fuir les impôts ; on les surévalue dans le primaire pour augmenter la masse du « paquet minimum » .

ECHO CITOYEN (cliquer pour télécharger ce document au format PDF)

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