Olga BEMEGNIE, Chef de Section des programmes et projets de Zenü Network

Olga BEMEGNIE

Nous avons saisi l’occasion des vœux de nouvel an pour dresser avec elle le bilan des activités du Projet Jeunesse Culture et Citoyenneté(Pjcc) en 2016.


Quels sont madame vos vœux pour cette année 2017 ?

Olga BEMEGNIE

Merci pour cette opportunité que vous m’offrez de présenter mes vœux les meilleurs pour l’année 2017 qui vient de commencer. A tous mes collègues, à tous les partenaires dans la lutte contre la corruption en milieu scolaire, notamment le personnel de la délégation régionale des enseignements secondaires, tous les délégués départementaux des enseignements secondaires, les chefs d’établissements, les superviseurs des Cecin, sans oublier le staff administratif et les élèves, je leur souhaite une très bonne année 2017. Je n’oublie pas le coordonnateur de Zenü Network et sa famille à qui je souhaite également une bonne et heureuse année couronnée beaucoup de réussite.

Le chef de section des projets et programmes de Zenü Network que vous êtes peut-il nous dresser un bilan sommaire des activités du Pjcc en 2016 ?

En 2016, nous avons mené avec tous les partenaires impliqués des activités majeures. Je vais parler ici de l’observation des examens, une activité qui a été rendue possible avec l’accord et l’accompagnement de la Délégation Régionale des Enseignements Secondaires de l’Ouest. Je voudrais également parler de la campagne que nous avons organisée dans le cadre de la rentrée scolaire en vue de vérifier l’effectivité de la circulaire du ministre des enseignements secondaires relative à la rentrée scolaire sans effectifs pléthoriques. Donc ces activités sont dites majeures parce qu’elles ne se font pas tous les jours. Elles nous ont permis de savoir que les dispositions qui sont prises aussi bien par nous que le Ministère des Enseignements Secondaires en vue de lutter contre la corruption en milieu scolaire, sont de plus en plus respectées par les différents acteurs que sont les chefs d’établissements.

A votre avis s’il est une chose qui n’a pas marché en 2016, ce serait quoi ?

Il y a plus d’une chose qui n’a pas marché en 2016. Je dois mentionner entre autre le financement des Clubs d’Education Civique et d’Intégration Nationale qui reste une préoccupation majeure dans la mesure où les chefs d’établissements qui sont disposés à le faire n’ont pas toujours les effectifs qui permettent d’avoir les moyens financiers suffisants pour mener les activités des CECIN. Sachant que c’est un club phare et un club important en milieu scolaire, les activités à mener sont également importantes et il faut y mettre souvent beaucoup de moyens. Or ce sont les qui font effectivement défaut. Une autre difficulté à relever ici, c’est l’engagement mitigé des chefs d’établissements. Dans certains établissements scolaires, les chefs d’établissements sont très engagés tandis que dans d’autres ils sont plutôt moins engagés et voilà pourquoi nous parlons d’engagement mitigé. Ces deux choses me semblent les défis majeurs pour la lutte contre la corruption en milieu scolaire et le fonctionnement des Clubs d’Education Civique et d’Intégration Nationale.

A propos justement du projet dont vous parlez, il nous semble qu’il s’achève dans trois. Quels vont être vos chantiers pendant ces trois derniers mois ?

La phase III du Projet Jeunesse Culture et Citoyenneté s’achève dans trois mois. Nous sommes au début du deuxième trimestre de l’année scolaire et pour ces trois mois restants nous allons continuer avec les activités qui ont été planifiées depuis le début de l’année et bien entendu nous allons mettre un accent particulier sur le mois de février parce qu’il y a vous le savez la fête de la jeunesse qui arrive et nous comptons comme l’an dernier organiser la journée du Cecin. Ce sera pour nous une belle occasion de voir ce que chaque club sait faire et peut faire. Nous comptons également continuer notre collaboration avec la DRES, le Délégué Régional est encore nouveau à son poste et nous comptons avec son soutien poursuivre avec ce partenariat au service de la lutte contre la corruption dans les établissements d’enseignements secondaires de la région de l’Ouest. Cette collaboration va déboucher probablement les prochaines semaines ou les prochains mois sur la désignation des personnes les plus engagées dans la lutte contre la corruption en milieu scolaire. Il s’agit notamment des chefs d’établissements et des superviseurs des Cecin.

Au terme de ces trois mois restants, que deviendra la collaboration entre Zenü Network et la DERES ?

Zenü Network de façon générale est engagé à accompagner la jeunesse et de façon spécifique engagé dans le chantier de la lutte contre la corruption en milieu scolaire. Ce qui signifie que même si la phase III du PJCC s’achève en fin mars 2017, la collaboration avec les établissements scolaires va continuer puisque nous avons développé les outils de lutte contre la corruption en milieu scolaire et les outils d’accompagnement des Cecin. Ces clubs ont été institués conjointement par le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique et le MINESEC. Donc que, en tant que organisation de la société civile qui accompagne l’action gouvernementale, nous aurons toujours des outils disponibles et au service des établissements scolaires qui voudront s’engager dans la lutte contre la corruption en milieu scolaire et qui voudront faire fonctionner les Clubs d’Education Civique et d’Intégration Nationale.
De septembre à décembre 2016, deux volontaires allemandes ont enquêté sur vos outils de lutte contre la corruption en milieu scolaire.

Peut-on savoir quels ont été les résultats de leur enquête et comptez-vous intégrer leurs remarques dans la suite de vos activités ?

Oui, Lisa et Eva ont effectivement pendant trois mois effectué un stage ici à Zenü Network. Leur activité de stage a consisté à aller sur le terrain et à enquêter auprès des personnes engagées dans la lutte contre la corruption en milieu scolaire, sur les outils de lutte contre la corruption et trouver s’il y a d’autres outils qui peuvent être ajoutés à ceux déjà existants. Et, il faut dire qu’elles ont fait un bon travail. Elles ont pu s’entretenir avec différents acteurs dont les chefs d’établissements, les enseignants, les élèves, les superviseurs et les membres des Cecin. Au terme de leur travail d’enquête, il ressort clairement que la sensibilisation en général doit être renforcée. Dans les Clubs d’Education Civique et d’Intégration Nationale, tout tourne autour de la sensibilisation et les différents acteurs estiment que ce qui est fait jusqu’ici n’est pas suffisant et donc il est nécessaire de renforcer le travail de sensibilisation. Il faut pour cela impliquer le maximum d’enseignants dans les établissements scolaires. Jusque là on avait focalisé l’attention uniquement sur le superviseur qui est certes un enseignant qui a la charge d’encadrer le club, mais les autres enseignants n’étaient pas trop au fait des activités du Cecin.

La suggestion de Lisa et Eva est très pertinente et nous pensons qu’elle va permettre que la sensibilisation soit permanente et accrue dans les établissements scolaires. Donc cette suggestion sera prise en compte pour la suite du projet et de toutes les activités en rapport avec la lutte contre la corruption en milieu scolaire. Pour les trois mois qui restent, nous allons associer le maximum des enseignants, car si chaque enseignant peut consacrer chaque jour une minute de son heure de cours au Cecin, le plus grand nombre d’élèves seront informés et sensibilisés sur le club et ses activités.
Pour sortir de cet entretien, je vous invite à vous adresser de façon spécifique aux jeunes élèves avec qui vous travaillez au quotidien.
Pour les élèves avec qui Zenü Network travaille au quotidien, je leur dirai simplement que nous sommes engagés ici à Zenü Network à accompagner la jeunesse. Qu’ils n’hésitent donc pas à nous solliciter en cas de besoin et nous comptons sur eux pour continuer le combat car s’ils sont les jeunes d’aujourd’hui, ils seront les responsables et les dirigeants de demain. S’ils peuvent dire non à la corruption aujourd’hui à coup sûr nous aurons demain des responsables et des dirigeants intègres. A Zenü Network, nous avons beaucoup misé sur les jeunes qui sont l’espoir de demain. A tous les jeunes camerounais engagés dans la lutte contre la corruption je dis une fois de plus très bonne année 2017.

Entretien Basile Honoré TCHUISSE
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