La société civile prépare les échéances de 2018

Pendant trois jours dans les locaux de Zenü Network, militants de partis politiques, animateurs de proximité et hommes de medias, ont bénéficié des séances de renforcements de leurs capacités en matière de compréhension et d’appropriation des éléments conceptuels et méthodologiques liés au projet de société et à la démocratie participative.

Sauf changement du calendrier électoral, 2018 sera une année électorale au Cameroun. Si tout se passe conformément à la loi et dans le strict respect du code électoral, tous les scrutins, des municipales aux présidentielles en passant par les législatives, les régionales et les sénatoriales, devront se tenir en 2018. A un an d’intervalle et comme pour ceux qui savent que pour aller loin, on doit ménager sa monture, certaines organisations, soucieuses de voir les principes démocratiques s’ancrer au sein de la société camerounaise et de contribuer à l’organisation des élections justes et transparentes, ont donc décidé de renforcer les capacités de quelques acteurs, sur des sujets relevant du projet de société, de la démocratie participative et du processus électoral.

Ainsi pendant trois jours, un peu plus de quatre vingt dix personnes dont des militants de partis politiques aussi bien de la majorité présidentielle que de l’opposition, des hommes de medias et des animateurs de proximité venus des régions de l’Ouest, du Nord-ouest et du Sud-ouest, ont bénéficié du renforcement de leurs capacités en matière de démocratie participative et du processus électoral à l’initiative conjuguée de l’ONG Un Monde Avenir, de Zenü Network et de Reach Out. Ces trois organisations de la société civile conduisent un programme dénommé Initiative Citoyenne pour le Renforcement de la Démocratie( InCReD). Un programme financé à 95% par l’Union Européenne et qui entend construire une synergie entre divers acteurs et améliorer la collaboration entre les forces sociales et les pouvoirs publics en vue d’un cadre politico-juridique garant d’une élection claire et transparente qui favorise la participation de tous les citoyens à la construction de la démocratie camerounaise. Pendant ces trois jours de formation, il s’est agit très spécifiquement pour les organisateurs de ces ateliers de renforcer les capacités des participants, d’amener les partis politiques invités à mieux comprendre et de s’approprier les éléments conceptuels et méthodologiques liés au projet de société, afin de s’assurer une plus grande visibilité de leur idéal de société. Il s’agissait aussi d’améliorer les capacités de maîtrise et de compréhension du cycle électoral par les participants, de même que le concept et les enjeux de la démocratie participative. Au terme de ces trois jours de formation, militants de partis politiques, hommes de medias et animateurs de proximité sont repartis bien requinqués et visiblement satisfaits, contents qu’ils étaient d’être désormais capables à quelques mois des élections si rien ne change, de produire des outils de communication liés à leurs projets de société, contents aussi d’avoir une meilleure connaissance des différentes étapes du cycle électoral et des enjeux de la démocratie participative.

Des communications riches en contenus

Tous ces résultats bien flatteurs, les participants les ont dus, à la pertinence du contenu des différentes communications des experts, tous des spécialistes en matière de communication sociale, de projet de société, de démocratie participative et du processus électoral. Ainsi, le Dr. Richard Ndi Tanto, expert en paix et gouvernance et Directeur du service œcuménique pour la paix a entretenu les participants sur la communication sociale, en insistant sur la définition et la compréhension du processus de communication, les formes, les supports et les facteurs d’une communication efficace. Au terme de son exposé, les participants ont compris la nécessité de communiquer car a-t-il démontré, les guerres et toutes les haines entre les hommes sont et ont toujours été le résultat de l’absence ou de la mauvaise communication. Michel Kemfouet, cadre technique de développement et formateur, s’exprimant invariablement en français et en anglais a parlé du processus électoral au Cameroun. En déplorant le fait que dans la société camerounaise le président de la république soit le seul à connaître le calendrier électoral, il a insisté sur la nécessité pour les citoyens et les militants des partis politiques à s’inscrire sur les listes électorales. Cette inscription est un devoir citoyen et le changement attendu au bout des urnes ne sera possible qu’à condition que les citoyens se mobilisent pour s’inscrire massivement sur les listes électorales et opérer leur choix en toute responsabilité le moment venu. Et c’est Philippe Nanga, le coordonnateur de l’ONG Un Monde Avenir qui s’est chargé de présenter aux participants le concept de mobilisation, en insistant sur ses techniques, ses outils, ses principes et sa finalité.

e Pr. Claude ABE, enseignant à l’Université Catholique d’Afrique Centrale, a passé au peigne fin la notion de projet de société qu’il a présenté comme étant la vision du monde d’un parti politique. Claude ABE a mis un point d’honneur sur la nécessité pour chaque parti politique à disposer d’un projet de société, avant de faire remarquer qu’il est un objet de marketing qui intéresse d’ailleurs l’ensemble de la société d’où la nécessité de bien communiquer autour de lui, pour susciter l’adhésion de la majorité. Enfin, Guy Parfait Songue a entretenu l’auditoire sur la notion de démocratie participative. Il a invité tous les participants à s’impliquer et à leur retour dans leurs différentes contrées, de convaincre leurs interlocuteurs à s’impliquer également et à ne plus vivre en retrait de la chose publique. En somme, il convient de relever comme a bien voulu le repréciser Philippe Nanga, que ces sessions de formation des militants des partis politiques, des hommes de medias et des animateurs de proximité, visent simplement à faire inverser la tendance et amener la majorité des Camerounais à s’intéresser à la chose publique. Cela a-t-il ajouté relève de notre responsabilité à tous. Si chaque Camerounais se montre déterminé et s’engage à convaincre autour de lui deux citoyens à s’inscrire sur les listes électorales et accepte par la suite d’aller voter le moment venu, le changement tant espéré sera en définitive réalité.

Dexter NANA

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