GOUVERNANCE SCOLAIRE : Le modèle du Lycée de Bayangam

Le modèle de gouvernance de cet établissement scolaire, lui a valu les félicitations de sa hiérarchie directe et des autorités administratives du département du Koung-Khi.

Le Lycée de Bayangam, un établissement d’enseignement secondaire de plus 800 élèves, constitue  à n’en point douter un îlot d’intégrité dont le modèle de gouvernance devrait inspirer bien d’autres responsables des établissements scolaires de la région de l’Ouest engagés dans la lutte contre la corruption et toutes les autres déviances ou comportements en marge de l’éthique pédagogique en milieu scolaire.

Cet établissement scolaire situé sur les hauteurs de l’arrondissement de Bayangam dans le département du Koung-Khi, depuis sa création en 1992, avait toujours fait de la gouvernance scolaire le pilier fondamental de son action pédagogique. Le proviseur NZOCK LANGA France Jules, dès sa récente prise de service dans ce lycée en début de cette année scolaire 2017-2018, a repris pour son propre compte ce concept et fait de la lutte contre la corruption son principal cheval de bataille. Comme il a pu l’expliquer à une équipe de Zenü Network en visite dans son établissement pour assister à une séance de dépouillement de la boîte à dénonciation le mercredi 28 mars 2018, le Club d’Education Civique et d’Intégration Nationale(Cecin) en plus du Club Journal, constituent les deux structures sur lesquelles il prend appui pour réussir de belles performances dans le domaine de la gouvernance dans son lycée.

Au lycée de Bayangam, la dénonciation de tous les actes en marge de l’éthique éducative est un devoir citoyen auquel ne doit se soustraire aucun élève sous peine de sanction. Et apparemment, les élèves jouent très bien le jeu étant donné que dans leurs dénonciations, tout y passe, personne n’est épargné et même pas le chef d’établissement qui a été interpellé par deux élèves de la classe de terminale A4, lesquels se sont indignés devant la tendance de leurs camarades de classe à supporter et encourager les actes d’injustice. En plus de cette interpellation à l’endroit du chef d’établissement sortie de la boîte à dénonciation lors du dépouillement du 28 mars dernier, deux autres dénonciations et pas des moindres sont sorties de cette fameuse boîte. Une demoiselle accusait avec assez de hargne un enseignant de harcèlement sexuel,  et de lui avoir fait perdre de nombreuses heures de cours du fait de sa résistance. D’autres élèves encore ont accusé certains enseignants de  prendre le malin plaisir de les envoyer aux heures de cours assurer leurs courses dans les quartiers.

Au terme du dépouillement et compte de la gravité des accusations sorties de la boîte, l’équipe de l’observatoire des actes de dénonciation, s’est immédiatement mise au travail question de vérifier la véracités des accusations portées contre tous ces enseignants. Et comme nous l’a assuré le proviseur NZOCK LANGA France Jules, si les investigations démontrent la culpabilité des enseignants incriminés, les sanctions prévues par le code de conduite de   l’établissement doivent être appliquées avec la plus grande rigueur. Au lycée de Bayangam, c’est l’application des sanctions aux coupables des actes de corruption, qui encourage les élèves à dénoncer. Et parmi les sanctions les plus fortes déjà appliquées, il y a la révocation du vigile qui se plaisait à laisser entrer ou sortir les élèves en contre partie d’un sachet de whisky.

Dexter NANA

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