Formation des Points Focaux du PECAC : Réactions de quelques animateurs

Carole FOPA, Animatrice de projet au GADD : « Notre joie sera à son comble de savoir que nous faisons partie des jeunes leaders qui ont apporté leur contribution à la lutte contre la corruption au Cameroun et précisément dans un secteur névralgique comme celui de l’éducation ».

Merci Carole de commencer cet entretien en nous donnant les impressions fortes qui sont les vôtres au terme de ces trois jours de formation des animateurs du PECAC ?

Je sors de cet atelier bien outillée et bien armée pour atteindre les objectifs qui nous ont été fixés. L’atelier était centré sur l’adoption par les établissements scolaires, des différents outils de lutte contre la corruption et le harcèlement sexuel en milieu scolaire, expérimentés dans les différentes phases du projet Jeunesse Culture et Citoyenneté(Pjcc). Pendant ces trois jours de renforcements de nos capacités, on nous a présenté le PECAC avec ses cibles et ses objectifs, nous avons eu droit à une introduction au plaidoyer. On nous a dit ce que c’est qu’un plaidoyer et on nous a appris différentes techniques et astuces pour convaincre les différentes cibles du PECAC à adopter les différents outils de lutte contre la corruption que nous allons leur présenter. Je ressors donc de cet atelier bien outillée en matière de plaidoyer, en suite, mon expérience personnelle dans le domaine de la collaboration a été très enrichie car nous avons beaucoup appris des expériences des autres organisations de la société civile notamment, l’animation des plates formes des Associations des Parents d’Elèves et Enseignants.

Quelle différence vous établissez entre le Programme d’Education à la Citoyenneté Active et à la Culture(Pecac) et son ancêtre le Projet jeunesse Culture et Citoyenneté(Pjcc) ?

Oui je trouve qu’il y a une grande différence entre ces deux programmes. D’abord, il faut dire pour préciser que le premier à savoir le PECAC est un programme et le second à savoir le Pjcc était un projet. Ensuite il est bon de savoir que dans le Pjcc que vous nommez à juste titre l’ancêtre du PECAC, nous allions vers les établissements scolaires, les associations des parents d’élèves pour leur expliquer le bien fondé de la lutte contre la corruption et leur offrir les moyens et les outils de lutte contre ce fléau qui mine le secteur de l’éducation au Cameroun. Dans le PECAC, certes on va continuer à sensibiliser tout ce beau monde, mais nous allons surtout les convaincre d’adopter et de s’approprier les contenus des différents outils de lutte contre la corruption que nous allons leur présenter. Il s’agit notamment du Guide de gestion des Apee, du Code de Dénonciation Citoyenne(CDC), de la Mallette pédagogique, de la Boite à dénonciation etc. Nous avons donc eu une première phase au cours de laquelle nous avons testé des outils donc l’efficacité en matière de lutte contre la corruption et le harcèlement sexuel en milieu scolaire n’est plus à démontrer. Aujourd’hui nous sommes dans une phase de plaidoyer où il est question de convaincre les différents décideurs d’adopter lesdits outils.

Quelle doit être votre stratégie sur le terrain à Dschang, comment entendez vous procéder pour convaincre les détenteurs d’enjeux en milieux scolaires d’adopter les outils du PECAC ?

Notre stratégie est simple. Nous allons commencer par la mobilisation. Mobiliser d’autres jeunes qui doivent travailler à nos côtés pour que le projet ait un vrai impact sur les décideurs et les différentes cibles. Nous allons organiser des rencontres en vue renforcer leurs capacités en matière de plaidoyer pour qu’ils comprennent exactement ce qui est attendu d’eux dans ce programme.  Nous allons les former et leur donner les moyens de se déployer dans le département et amener les décideurs à adopter les outils dont nous faisons la promotion. La deuxième stratégie pour nous doit consister à créer une véritable connexion avec nos différents délégués départementaux et nos délégués d’arrondissements pour qu’il y ait une véritable synergie entre eux et nous. Car nous l’avons compris, notre objectif ne sera atteint que si nous disposons de véritables alliés acquis à notre cause et qui partagent le même idéal que nous. Il est pour nous impératif d’avoir une collaboration franche avec les différentes autorités question pour nous de bénéficier de leur soutien pour ramener dans les rangs certains chefs d’établissements qui peuvent se montrer hostiles à notre travail.

Vous avez 90 établissements scolaires à couvrir. Comment trouvez vous votre tâche, compliquée ou plutôt exaltante ?

C’est pour nous un challenge qu’il faut absolument réaliser. Evidemment quand on a ce type de challenge, on se dit que c’est comme un défi qu’on doit absolument relever et bien entendu on se met sérieusement au travail pour y arriver. Cet objectif, nous sommes fascinés à l’idée de le réaliser pour l’amour que nous avons pour notre pays. Le Cameroun c’est notre pays et pas celui de on sait quel expatrié. Donc, c’est avec amour et dévotion que nous entendons relever le défi de faire adopter les outils du PECAC par 90 établissements scolaires du département de la Menoua. Nous serons heureux de savoir que nous figurons au rang des leaders qui ont apporté leur contribution à la lutte contre la corruption au Cameroun et précisément dans un secteur névralgique comme celui de l’éducation. Le changement viendra de notre engagement et non celui des autres.

Entretien, Dexter NANA

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