Coopération Zenü Network ASA : Fin de stage pour MAX et TABITA

Avant leur départ de Zenü Network, où ils ont séjourné pendant trois, ils ont présenté leur pré rapport de stage.

Après Lisa FUNKE et Eva WETZEL qui avaient séjourné courant année 2016 pendant trois mois à Zenü Network et avaient enquêté autour des Clubs d’Education Civique(Cecin) et de la lutte contre la corruption et le harcèlement sexuel en milieu scolaire dans la région de l’Ouest, le tour est revenu à Maximilian Hoeck et Tabita Ntanguen, dans le cadre de cette même coopération Zenü Network- Engagement Global, de bénéficier eux aussi d’un stage académique au cours duquel ils ont travaillé sur le Forum des Jeunes du Cameroun et l’offre touristique du Cameroun.

En effet, du 17 au 21 juillet 2017, Maximilian Hoeck et Tabita Ntanguen ont effectivement suivi et observé le Fjc pour en relever les forces et les faiblesses. Et il est ressorti de la note de présentation de leur pré rapport de stage le vendredi 22 septembre 2017dans la salle Myriam Makeba de Zenü Network que, la principale force du Fjc au delà de tous les autres aspects positifs qu’on peut lui reconnaître, c’est sa dimension inclusive. Le Forum des Jeunes du Cameroun(Fjc) ont-ils relevé, est un événement national qui rassemble et mobilise les jeunes venus de tous les quatre coins du Cameroun et appartenant parfois à des organisations rivales ou concurrentes, mais qui acceptent de se mettre ensemble pour réaliser les desseins poursuivis par le Fjc. La dimension inclusive du Fjc se résume aussi à sa capacité de faire cohabiter les jeunes de diverses religions et de différentes catégories sociales dans un même esprit de fraternité et de convivialité. Maximilian Hoeck et Tabita Ntanguen ont aussi beaucoup apprécié le système de parrainage initié par le Fjc et qui donne sans aucun doute un maximum de chance à bien d’autres jeunes de pouvoir y prendre part.

Malgré les multiples bons points que ces deux jeunes allemands ont distribués au Fjc, les faiblesses de cet événement n’ont pas échappé à leur regard acéré. En examinant le genre sous l’angle de la discrimination, ils ont mis en lumière un ensemble de détails qui pourraient échapper à l’attention des organisateurs du Fjc, et dont la prise en compte devrait contribuer à plus de cohésion entre les jeunes participants et en suite à plus de rayonnement du Fjc. Ainsi, ils ont passé au peigne fin, les notions de classe, de langue, d’origine, de la loi et de l’autorité, de l’âge, de l’orientation sexuelle etc. Du point de vue de l’organisation, ils ont déploré le fait que les conférences thématiques, aux sous thèmes plutôt très pertinents et animées par des personnes très aguerries, n’aient pas souvent offert des espaces critiques aux jeunes et se soient assimilées à des cours magistraux. Ils ont aussi en examinant certaines activités du Fjc, déploré le fait qu’elles concourent à perpétuer certaines discriminations fondées sur les traditions et qui consistent à maintenir la femme dans une position toujours inférieure à celle de l’homme. Enfin, une autre faiblesse et pas des moindres et qui d’ailleurs avait déjà été identifiée par les organisateurs eux-mêmes, c’est la place minoritaire accordée à l’usage de la langue anglaise. Le Fjc pourra davantage affirmer son leadership dans le domaine de la construction de l’unité nationale et de la mobilisation des jeunes autour de la nation indivisible, s’il fait de l’anglais et du français ses langues de communication à proportion égale. Un projet sur lequel travaille très activement Zenü Network en encourageant son personnel à cultiver autant que faire se peut, la culture du bilinguisme.

Au sujet de l’offre touristique du Cameroun, les résultats des enquêtes menées par Max et Tabita, s’inscrivent dans la lignée de nombreuses autres déjà publiées par les experts en la matière et attestent que le Cameroun dispose d’une riche diversité touristique très mal exploitée. Ils sont par exemple partis à la découverte du très pittoresque site touristique du village Ekom Nkam dans le département du Moungo, qui a d’ailleurs servi au tournage de certaines scènes du film documentaire TARZAN. Il est alors ressorti de leur rapport que, comme de nombreux autres sites touristiques camerounais, celui du village Ekom Nkam n’est pas aménagé, il ne dispose pas de guide touristique, les touristes qui y parviennent malgré les voies de communication inexistantes, ne trouvent pas de structure d’accueil et sont coupés des populations qui ne tirent par conséquent aucun profit de leur passage sur les lieux.

Dexter NANA

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